Du dialogue à l’action : le Livre blanc de l’Open Day RDC–Diaspora Connect pose les bases d’une nouvelle stratégie

Du dialogue à l’action : le Livre blanc de l’Open Day RDC–Diaspora Connect pose les bases d’une nouvelle stratégie

L’Open Day RDC–Diaspora Connect 2026 ne s’est pas arrêté aux échanges et aux prises de parole.

L’une de ses principales contributions réside dans l’élaboration d’un Projet de Livre blanc stratégique, destiné à transformer les réflexions issues de la rencontre en orientations, recommandations et pistes d’actions.

Le document rappelle que l’ambition est de construire une relation nouvelle entre la République démocratique du Congo et sa diaspora, en considérant cette dernière comme un partenaire stratégique de l’investissement, de l’innovation, de l’entrepreneuriat, du transfert de compétences et du rayonnement culturel.

Sept priorités stratégiques

  • Le document identifie sept grands axes d’intervention.
  • Le premier concerne la protection sociale, l’épargne et l’investissement.
  • Le deuxième porte sur l’agriculture, l’agro-industrie et l’investissement de la diaspora.
  • Le troisième s’intéresse à la fiscalité, au climat des affaires et à l’attractivité des investissements.
  • Le quatrième vise l’entrepreneuriat, les classes moyennes et la transformation économique.
  • Le cinquième concerne la gouvernance, la coordination institutionnelle et les partenariats.
  • Le sixième porte sur la coopération territoriale et la mobilisation de l’expertise de la diaspora.
  • Enfin, le septième axe place la culture, les industries créatives et le financement des projets au cœur de la réflexion.

La diaspora comme capital humain

Le Livre blanc propose de dépasser la vision traditionnelle de la diaspora comme simple source de financement.

La diaspora est également porteuse de compétences, de technologies, d’expériences professionnelles, de réseaux commerciaux et de capacités entrepreneuriales.

Cette expertise peut contribuer au développement des territoires, à l’innovation, à la gouvernance locale et à la structuration de projets économiques.

La culture comme secteur économique

Le document consacre également un axe entier aux industries culturelles et créatives.

Cette orientation est particulièrement significative dans le contexte du FIET.

La rumba congolaise ne doit pas seulement être célébrée comme un héritage. Elle peut également devenir un moteur de professionnalisation, d’investissement, d’emploi, de coopération internationale et de rayonnement.

Le Livre blanc recommande notamment la création de mécanismes de financement des projets culturels, le développement de partenariats entre artistes, entrepreneurs et investisseurs, ainsi que la promotion internationale des productions congolaises.

Une feuille de route à transformer en engagements

La prochaine étape est désormais essentielle : transformer les recommandations en actions opérationnelles, avec des responsables identifiés, des indicateurs de performance et un calendrier de mise en œuvre.

Le Livre blanc devient ainsi davantage qu’un document de synthèse.

Il constitue une invitation à l’action.

Le véritable succès de l’Open Day se mesurera désormais à la capacité de transformer les idées en investissements, les recommandations en politiques publiques et les rencontres en partenariats durables.

Partager avec